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Chilling adventures of Sabrina

  Le mois dernier c’était Halloween, et que tu aies Netflix ou non tu n’as pas pu passer à côté du phénomène Sabrina. Chacun à sa vision de Sabrina : il y a ceux qui regardaient Sabrina l’apprenti sorcière à la téloche quand ils étaient gamins (comme moi) et puis y’a ceux qui connaissaient pas et qui ont découvert Sabrina Spellman. Finalement dans les deux cas on a tous (re) découvert Sabrina Spellman.

Sabrina apprenti sorciere
Je pense que y’a pas plus années 90 que cette image

  Je vais pas te mentir, quand j’ai vu le trailer des Nouvelles aventures de Sabrina j’étais déçue que ça n’ait pas du tout la même résonance que la série que je connaissais. A la moitié du trailer je me suis mise à pester tout haut « bah y’a même pas Salem ! Nan mais c’est n’importe quoi! », heureusement on l’aperçoit avant la fin !

  J’ai commencé la série « pour dire » parce qu’il ne faut pas mourir bête, pleine de mauvaise foi j’ai regardé le premier épisode en faisant autre chose à côté … et puis … la magie a opéré. Bah oui la nouveauté a du bon !

Le New Riverdale et Robert Aguirre Sacasa

  Les comics ont aussi eu plusieurs versions de Sabrina.

Sabrina the teenage witch
Première version de Sabrina

  A l’origine de l’origine le personnage de cette sorcière vient des Archie Comics j’en parle un peu . Comme pour les séries, il y a eu Sabrina The Teen-age Witch la toute première donc, qu’on aperçoit d’ailleurs dans la fin du générique des Nouvelles aventures de Sabrina. C’est sur ce comics que la série qu’on a connu dans les années 90 est basée.

  Puis les comics se sont appuyés sur le succès de la série en reprenant le personnage de Sabrina du dessin animé. Et puis Zorro Roberto est arrivé ! Et oui elle en a fait un bout de chemin la Sabrina ! Si bien qu’elle a gagné en maturité sans même vieillir. Adieu la Sabrina qui se servait de ses pouvoirs pour se ramener un soda de la cuisine au canap’ sans bouger ou pour faire pousser un bouton sur le front de la peste de la classe … Bonjour la Sabrina 2018 et celle-ci elle déconne pas.

  Mais cette nouvelle Sabrina naît un peu avant, l’univers Archie Comics se refait une jeunesse en 2015 avec le New Riverdale en partie grâce ou à cause de (en fonction de ton envie) Roberto Aguirre-Sacasa. Roberto a travaillé pour Marvel Comics et pour Archie Comics. afterlife ArchieEn 2013 il crée une version d’horreur Zombiesque des aventures d’Archie. Betty et Véronica qui se bouffent littéralement le nez ça doit être rigolo à voir. Après le succès de cette version dark d’Archie, Roberto devient le responsable créa’ d’Archie Comics. Et c’est à CE MOMENT que naissent les deux séries Netflix qu’on connaît : Riverdale et Sabrina, non je déconne j’en sais rien en fait. Un an plus tard, dans le cadre de Archie Horrors les Nouvelles aventures de Sabrina apparaissent sous l’égide de Roberto avec l’histoire qui est développée dans la série Netflix. Roberto en est le producteur exécutif ainsi que pour Riverdale (2017) c’est pourquoi les deux séries se ressemblent, ce petit monde sort du même cerveau. Greendale et Riverdale sont deux villes voisines séparées par la rivière de Sweetwater. Dans Riverdale c’est à Greendale que la prof de musique qui se tape Archie s’exile, et dans les comics les personnages de Riverdale font des apparitions dans les Nouvelles aventures de Sabrina et inversement. Tout ça pour dire qu’il peut être bien d’aborder les deux séries comme une globalité et que les crossovers vont certainement être légion dans les prochaines saisons.

  Bon j’ai dit que la nouveauté avait du bon mais comme pour Riverdale, les Nouvelles aventures de Sabrina a ses atouts et ses défauts. Teen-série dans son temps, Sabrina version 2018 traite de sujets d’actualité. C’est pas une mauvaise idée mais c’est parfois traité avec beaucoup de lourdeur histoire d’être sûr que le message soit bien passé car « on ne sait jamais ». A plusieurs reprises je me suis dit « Et revoilà Sabrina avec ses gros sabots !  » quand elle sortait des phrases beaucoup trop évidentes et inutiles dans la compréhension du problème puisque ça paraissait déjà assez clair comme de l’eau de roche. Mais on peut trouver une excuse au personnage qui finalement est l’incarnation type de l’ado. Alors oui elle pointe du doigt les choses qui lui plaisent pas, elle se révolte face aux incohérences des adultes qui sont déjà dans un moule et qui clairement dans la série font ce qu’ils font parce que  » c’est comme ça et c’est tout, tout le monde l’a toujours fait basta ». Mais elle ne le cri pas haut et fort parce qu’on ne le voit pas mais parce qu’elle a besoin de le dire pour essayer de faire changer les choses (ce qui fonctionne plus ou moins bien).

La quête d’identité – Trouver sa place dans le monde

  Les sujets mis en évidence sont multiples et peuvent être des problématiques aussi bien d’ado que de jeunes adultes ou même d’adultes.

La question de la sexualité et du genre

0_Chilling-adventures-sabrina-4  Le personnage d’Ambrose est très intéressant, déjà on le kiffe parce que c’est un peu le Salem de l’ancienne version, l’ironie et le sarcasme qu’il dégage nous permettent de nous accrocher à lui quand ça devient un peu trop dark. On apprend qu’il est en résidence surveillée depuis 75 ans dans la maison des Spellman pour une tentative d’acte terroriste (et hop un sujet d’actualité en plus) sur le Vatican. Il est donc accusé et puni pour cet acte mais aussi pour ne pas avoir dénoncé ses complices, ce qui ajoute des points au capital sympathie du personnage. Mais on a du mal à comprendre. Dans la logique des choses le Vatican, la « Fausse Eglise » comme elle est nommée dans la série, devrait être l’opposant de l’Eglise de la Nuit. Seulement Ambrose est puni par ses pairs… Le Vatican serait-il une institution appartenant à l‘Eglise de la Nuit ? On pourrait dire que oui ! D’autant plus que la version officielle de la mort des parents de Sabrina est la suivante : son père qui était Grand Prêtre de l’Eglise de la Nuit se rendait au Vatican pour un sermon et puis l’avion s’est crashé. Ca concorde avec cette idée et évoque un monde bien plus vaste que celui de la petite ville de Greendale. Revenons à notre Ambrose, on ne peut pas lui en vouloir parce que c’est l’incarnation du battant, de celui qui prend ses problèmes à la rigolade et va de l’avant alors qu’à l’intérieur de lui il connaît un véritable malêtre, et puis il aide Sabrina tout le temps…. On découvre qu’il est homosexuel ou plus exactement pansexuel, mais la série ne fait pas qu’introduire un « gay » pour introduire un gay, en tout cas c’est mon impression. On pourrait aller plus loin et établir un parallèle entre son « crime » et son « identité sexuelle« . Est-ce que son homosexualité ne serait pas représenté par cet acte pour lequel il a été « condamné » comme on condamnait l’homosexualité à l’époque? Sa demie libération au cours de la saison pourrait alors montrer l’évolution des moeurs. Seul petit point noir, c’est le Grand Prêtre Blackwood qui lève la sanction, personnage qui nous apparaît en partie négatif. Je vais peut-être un peu loin mais ça prouve que c’est un personnage qui donne à réfléchir.

  Dans la narration, Susie est l’élément qui permet à Sabrina d’utiliser ses pouvoirs plus qu’elle ne le voudrait en se vengeant des garçons qui se sont moqués d’elle car elle ne s’habille pas « comme une fille ». Susie est donc prise en grippe par ses camarades de classe mais aussi par son père qui ne comprend pas pourquoi elle est comm elle est. D’autant plus que son frère (l’oncle de Susie) qu’on croit fou avait pour habitude de s’habiller en fille quand il était gosse donc c’est forcement pour ça qu’il est zinzin aujourd’hui et qu’il doit être interné. Alors à ce moment là on pourrait se dire que c’est une critique de la question du genre et de la cellule familiale brisée ou peu conventionnelle : elle vit seule avec son père et son oncle fou. Autrement dit : « ah mais oui mais si elle avait un papa et une maman comme tout le monde elle irait beaucoup mieux la petite !  » Sauf que non. Au moment même où Susie se remet en question, le personnage de Dorothea Putnam apparaît. C’est l’ancêtre de Susie, une nenette qui faisait tâche dans une époque où porter un pantalon choquait la plus dévergondée des mères de famille. La Dorothea c’est un peu une version féminine du chasseur Van Pelt dans Jumanji (uniquement pour le look on s’entend). En gros elle permet à Susie de s’assumer comme elle a su s’assumer à son époque. En sus on apprend que le tonton bah il était possédé tout simplement et c’est pas parce qu’il aimait porter des collants qu’il s’était mis à devenir tout vert et à baver gluant en parlant. Ce sont deux personnages qui sont fortement mis en avant mais on pourrait aussi parler de la sexualité assumée de Prudence et d’autres.

ChillingAdventuresOfSabrina_08

  La question d’identité, du fait de devoir rentrer dans des cases à partir d’un certain âge vaut aussi pour Sabrina. Mi-sorcière, mi-humaine, elle doit choisir un « camp ». Elle ne peut pas être métisse comme le soulignent les « Soeurs étranges » qui ne veulent pas d’elle à l’école des Arts Invisibles. Cette pression d’appartenance à une catégorie, à un « moi » bien limité et définitif, est souvent encadrée par la famille.

Le « problème » de la famille

  Le plus remarquable est Sabrina, pour le point qu’on vient d’évoquer mais pas seulement. Orpheline, élevée par ses deux tantes, elle semble se confronter perpétuellement à une image de ses parents qu’on créé pour elle. « Tes parents voulaient-ci, tes parents seraient fiers de… » modelant ainsi une autorité invisible qui est bien pratique pour influencer les choix d’une ado perdue. De plus elle se trouve écrasée par l’ombre de son père, ce regretté Grand Prêtre qui semblait être parfait en tout point et était extrêmement puissant. Elle est donc ballotée entre l’admiration envers lui et cet héritage compliqué car tout le monde attend d’elle qu’elle fasse aussi bien voire mieux que lui.

  La place de l‘héritage est mise en avant dans un épisode charnière sur le passé et l’histoire de Greendale. L’héritage familial se révèle être une libération comme pour Susie, une meilleure compréhension de soi pour Roz ou alors une prison voire même une malédiction dans le cas de Harvey.  En passant le fait qu’il soit le Roméo de Sabrina, puni pour les crimes de ses ancêtres il est un des personnages qui perd le plus dans la série.

  On remarque aussi une véritable complexité et diversité de cas en ce qui concerne la définition de la famille et de la création de la famille. Qu’est-ce qu’une famille? Quels sont les liens qui unissent les membres entre eux? Finalement Sabrina devient presque moins orpheline que Harvey à un certain point de la série. Il y a aussi la question d’assumer la paternité ou la maternité qu’on retrouve chez le Grand Prêtre Blackwood et sa femme, mais aussi chez Hilda et Zelda.

Toujours bien choisir sa baby-sitter

La chasse aux sorcières

  En toile de fond de la série il y a la peur, pas seulement la frayeur des mises en scène de l’horreur (je pense notamment à l’épisode de l’épouvantail ou encore le remake de l’exorciste avec tonton baveux) mais une peur intestine, celle d’une menace insidieuse qui s’infiltrerait tout doucement dans nos vies sans qu’on s’en rende compte. Je pense que par cet effet la série émane directement de notre actualité entre terrorisme, fake news et climat anxiogène.

Le procès de Salem

  Le thème de la chasse aux sorcières est exploité en surface mais aussi en profondeur. La ville de Greendale aurait aussi connu son procès de sorcières comme à Salem. On a un hommage au procès des sorcières de Salem dans les noms des personnages. Bon on va pas se mentir y’a une ribambelle de noms qui suggèrent une caractéristique du personnage : Spellman, Blackwood, Kinkle, Scratch, Night …  Mais on a aussi des noms qui sont une référence à de vraies personnes qui ont existé lors du procès de Salem en 1692.

  Par exemple Mary Wardwell a le même nom que Samuel Wardwell, un des cinq hommes à avoir été pendu pour sorcellerie. Susie Putnam fait référence à Ann Putnam, témoin et accusatrice lors du procès. Pour faire le parallèle entre le personnage fictif et la personne réelle il est amusant de voir la confusion des croyances chez les deux. Ann aurait accusé et dénoncé des sorcières lors du procès puis se serait excusée et aurait annoncé que c’était une très grave erreur que d’avoir exécuté ces personnes. Elle vit alors une remise en question de ce qu’elle a pu croire normal ou non, bien ou mal. Ainsi le personnage de Susie reprend cette quête de savoir ce qu’est la « normalité« , pas sur les autres mais bien sur elle même. Il est aussi intéressant de relever que contrairement à Ann, Susie ne veut pas dénoncer les joueurs qui l’ont harcelée.

Les menaces et les angoisses

  Comment a pu être expliqué le procès des sorcières de Salem ? Une des explications évoquées serait un massacre au nom du puritanisme tout puissant doublé d’une angoisse collective émanant du contexte et de l’environnement. Salem était une colonie de la Nouvelle Angleterre, qui a connu plusieurs confrontations avec les Amérindiens. Ce climat anxiogène ne serait pas pour rien dans l’hystérie collective qui a conduit aux accusations de sorcellerie. Cette ambiance de suspicion et de paranoïa est non sans rappeler la peur du communisme aux Etats-Unis. On peut d’ailleurs en trouver une référence dans la série. Tu as pu remarquer que Zelda ne prenait pas un petit dej’ sans sa clope et son journal. En regardant bien les journaux on remarque qu’elle est balaise en langues tatie Zelda. Il y a deux langues qu’on relève facilement (étant donné qu’on a pas le même alphabet) : le russe et le chinois. Deux pays communistes, pour appuyer ce propos on remarque même sur une des pages du journal la faucille et le marteau symbole du communisme.Capture d_écran 2018-11-20 à 17.28.43 L‘anti-communisme aux Etats-Unis a connu plusieurs périodes durant la Guerre Froide : la « chasse aux sorcières » de McCarthy début des années 50 puis le regain anticommuniste sous Reagan. L’idée commune est la suivante : alors que tu es bien au chaud devant ta télé la menace s’introduit dans ton beau pays sans même que tu t’en rende compte car elle est petite, discrète mais multiple. En gros c’est la scène de l’attaque des araignées chez le principal. Sur l’écran de son téléviseur le drapeau américain flotte avant de se faire envahir par la colonie d’arachnides et de disparaître dans une neige numérique. La prétendue menace entraîne alors une angoisse certaine menant soit à une paralysie soit à un acte trop peu réfléchi mais rarement à une réelle compréhension de la situation.

  Les angoisses dans Les Nouvelles aventures de Sabrina sont multiples et peuvent être mises en relation celles de notre monde réel, monde de l’hyper information et de l’hyper connexion. C’est cette idée que ce qui se passe à New-York ou à Paris ma paraît aussi proche de moi que je m’y trouve à 1 ou à 6000km.

  Le féminisme est omniprésent dans la série. Il est incarné entre autres par Mary Wardwell, je pense à une citation au début de la série qui se résume plus ou moins à : « c’est cette ville et sa culture de masculinité puritaine, et le professeur Hawthorne est le plus intolérant, le plus gros clown et le plus misogyne de tous. Quand est-ce que le monde va apprendre ». Pour le coup il y a une double référence, la critique du patriarcat qui est accolée à celle du puritanisme qui est directement inspirée du procès de Salem. Le nom d’Hawthorne est en lien avec le juge John Hathorne, qui a gagné le petit nom bien sympathique de « hanging judge » lors du procès de Salem. L’orthographe de Hawthorne est celle du petit-fils du juge qui l’a modifié car il avait honte de son papi tueur de sorcières. Aussi on a bien rit avec le nom du club féministe des filles du doux nom de WICCA, qui, on le rappelle est une philosophie parfois attachée à la sorcellerie avec son Livre des Ombres (coucou Charmed). Inconnus Madame TFoxCa peut être un clin d’oeil ou une redondance au thème de la sorcellerie mais soyons honnête ça peut aussi être sujet à moquerie. On entendrait bien un vieux claquer : « ah les bonnes femmes sont bonnes à rien avec leur club de sorcières ». Soit, finalement on se rend compte que l’angoisse d’un possible matriarcat est visible chez les sorciers qui se réjouissent de la descendance mâle du Grand Prêtre comme si on venait de leur annoncer qu’ils avaient gagné 100 patates.

  Il y a aussi l’angoisse de la religion de l’autre et du fanatisme religieux. Comme toutes les religions, le satanisme des tantines Spellman peut vite basculer dans l’extrémisme qui s’exprime en l’occurence par des pratiques cannibales et sacrificielles. Toute la saison porte finalement sur le choix de Sabrina à porter la croix, le voile, le pentagramme, l’étoile de David, la fleur de lotus … ou rien du tout. C’est la découverte d’une culture qui nous est présentée à la fois dans ses bienfaits et dans ses méfaits. C’est aussi la découverte d’une communauté qu’il ne faut pas comprendre comme globalité mais comme multitude d’individus qui perçoivent leur religion de leur propre façon à des degrés différents.

  Qu’il s’agisse du genre, du féminisme, de la religion, bref de l’intime, de l’identité et du personnel, Sabrina semble faire un « procès aux procès » : cessons d’accuser la différence et prenons la peine de la comprendre. Sous couvert d’un divertissement horrifique la série se voudrait porteuse d’autres messages. Et il est possible qu’elle l’annonce elle même dès les premières scènes. Dans un passage qui peut paraître anodin : Harvey, Roz, Sabrina et Susie discutent du film qu’ils viennent d’aller voir, Susie dans une excitation qui peut taper sur les nerfs dit :

« c’est aussi une présentation de la guerre froide, des droits civils et la fin de la famille traditionnelle »

 On dirait pas comme ça mais elle parle bien de The Night of The Living Dead de Romero (1968) et elle a raison. Alors un film d’horreur qui en dit plus qu’il n’y paraît? Une Teen Série horrifique qui en dit plus qu’il n’y paraît? Je te laisse méditer là-dessus.

  Finalement Sabrina est une série qui s’assume, dans ses extravagances et ses lourdeurs. Il y a du bon et du moins bon : les représentations exagérées dans les vêtements du Père Blackwood (pour ne prendre qu’un exemple), le visage d’une des sorcières pendue (je pense qu’ils ont retrouvé le vieux masque de sorcière que j’avais pour Halloween 1998). Mais aussi dans le traitement de l’image qui devient flou dès qu’il s’agit de sorcellerie, c’est sympa au début mais ça devient vite contraignant et peut-être plus forcément nécessaire. On peut aussi regretter que notre bon vieux Salem version 90’s ne soit pas là mais ça aurait vraiment fait fausse note dans l’univers dark de cette nouvelle version. La fin de la saison annonce des péripéties qui peuvent s’avérer prenantes et tous les mystères évoqués dans la première saison sont loin d’être résolus. Sur le papier ça ne devrait pas être une suite pour une suite, ils ont l’air de savoir où ils vont ce qui est prometteur. Chilling adventures of Sabrina sans être la série de l’année est plus intéressante qu’il n’y paraît à première vue.

Salem Cat.gif

Anecdotes

  La sculpture présente dans le hall des Arts Invisibles qui représente Satan accompagné de deux enfants existe vraiment. Ce n’est pas une représentation de Satan mais de Baphomet commandée par le temple satanique de Détroit. Le temple poursuit en justice Netflix et Warner Bros pour non seulement avoir repris la sculpture de Baphomet sans autorisation mais aussi pour véhiculer des idées qui ne sont pas les leurs.

  Arthur Miller dans sa pièce de théâtre The Crucible / Les sorcières de Salem (1953) reprend la thématique du procès de Salem pour dénoncer la traque aux communistes.

  D’autres anecdotes sur les références pop dans la série dans cet article.

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