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Halloween Mood

  Ah Halloween ! J’ai comme l’impression que soit ça te laisse indifférent soit tu adores … tu te positionnes où? Moi j’aime bien. J’incarne un certain paradoxe qui est le suivant : j’adore les histoires qui font peur mais je suis une grande flippée.

  En pratique ça donne ça : je vais adorer lire des articles et des rapports scientifiques sur la symbolique des films d’horreur et comment ils peuvent représenter la société mais jamais je n’aurais les tripes pour regarder les films évoqués (ça m’arrive de faire des petits écarts mais alors il faut que je sois bien accompagnée). Autre incohérence farfelue, j’aime beaucoup American Horror Story mais en tout et pour tout j’ai dû regarder une demi-saison … C’est bien dommage je sais mais je suis une trouillarde. Du coup Halloween c’est sympa parce qu’on s’amuse à se faire peur mais gentiment. Je pense que j’aime aussi beaucoup cette période car étant née à la fin du mois d’octobre on faisait souvent mon anniversaire sur le thème d’Halloween. Je me souviens que quand j’étais petite avec maman et ma soeur on passait du temps pour organiser un goûter d’anniversaire qui ferait trembler mes petits camarades. Notre salon devenait l’antre d’une sorcière peuplé de toiles d’araignées et de citrouilles grimaçantes découpées dans du carton.

  Cette année je me suis mise dans l’ambiance d’Halloween avec deux découvertes qui néanmoins ne sont pas des nouveautés car certains d’entre vous les connaissent peut-être déjà depuis loooongtemps.

Penny Dreadful

  Sur le papier on est déjà pas trop mal puisque la série a été diffusée par Showtime (Weeds, Dexter ou encore Shameless) et créée par John Logan (scénariste de Gladiator, Sweeney Todd … et plus récemment Alien : Covenant). La série qui compte troissaisons s’est achevée en 2016. Concernant les acteurs on retrouve l’énigmatique Eva Green qui incarne le rôle central de Vanessa Ives, Josh Hartnett campant le rôle d’un Américain fraîchement arrivé à Londres et gardant un lourd secret, TimothyDalton est le riche Sir Malcom Murray en quête d’aventures, Harry Treadaway (Mr Mercedes dans Mr Mercedes) n’est ni plus ni moins que le Dr Frankenstein et je pourrais encore citer BilliePiper que les fans de Doctor Who connaissent ! Cessons de parler « technique » pour parler avec les sentiments. Je ne suis qu’à la moitié de la première saison mais j’ai déjà pas mal à dire.

  Londres, fin du XIXe siècle, les ruelles sombres, l’ère industrielle et la « fog » londonienne… le décor est campé. Progressivement on retrouve des noms connus comme ceux du Dr Frankenstein, Van Helsing ou encore Dorian Gray. Ça m’a fait penser au film La ligue des gentlemen extraordinaires (2003) que j’avais d’ailleurs bien aimé c’est pourquoi j’ai continué à regarder Penny Dreadful. Je pense que la raison pour laquelle j’ai accroché à la série c’est justement ce jeu de références. Durant ma pré-adolescence j’ai aimé à me faire peur en lisant Poe, Maupassant (Le Horla, La Main d’écorché), OscarWilde, puis en m’intéressant aux histoires de vampires. Cette période de la fin du XIXe et du début du XXe est une de mes préférées, notamment pour les évolutions techniques en tous genres, aujourd’hui je me dis que ces lectures ont pu faire pencher la balance pour que je me prenne d’affection pour ces années. C’est donc cette ambiancefantastique qu’on retrouve dans PennyDreadful qui nous permet de jouer à un petit jeu de références et me replonge dans mes petits frissons « d’enfance ».

Penny-Dreadful-Season-3-Slider

  Vampires, spiritisme, loups-garous, expériences scientifiques qui dépassent la morale, tout se rejoint dans Penny Dreadful. On peut y trouver des échos au Dracula de Francis Ford Coppola (1993) : on évoque le nom de Mina qui est la fille de Murray dans la série et qui est incarné par Winona Ryder dans le film (d’ailleurs les gars Stranger Things 2 a débarqué et c’est une tuerie !), mais aussi le personnage de Fenton (qui n’est d’autre qu’Olly Alexander le chanteur de Years and Years) qui m’a fait penser à Renfield (Tom Waits) dans le film.

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Tu trouves pas qu’on a un peu le même grain de folie dans le regard? Je les suspecte aussi d’avoir le même coiffeur mais ça n’engage que moi. 

  Bref, si tu aimes te faire peur sans que ça soit non plus mega-traumatisant, que tu as des références littéraires abordant les nouvelles fantastiques, les mythes et légendes je pense que tu peux aimer Penny Dreadful (en tout cas le début de la première saison comme j’ai pas vu le reste je peux pas certifier que tu vas tout aimer … et moi non plus d’ailleurs).

Lore

  J’aurais bien dit : « Après la série place au Podcast » mais pas tout à fait. Et bien oui mon ptit car Lore c’est bien un Podcast débuté en 2015 par Aaron Mahke mais depuis quelques semaines c’est aussi une série proposée par Amazon (qui a aussi délivré The Man in the high castle qui a eu du mal à se lancer mais maintenant ça va mieux, enfin je sais pas, enfin peut-être…). Je n’ai pas vu la série encore mais j’ai déjà écouté quelques épisodes de ce podcast qui plonge dans une ambiance mystérieuse et historique à la fois. Ce qu’il y a de sympa avec les podcasts c’est que ça t’immerge dans un universpropre, c’est un peu comme lire un livre, la trame narrative te guide mais on ne t’impose pas une esthétique, un visuel bien ficelé, ça permet à l’imagination de travailler un peu et de nos jours ça ne fait pas de mal ma petite dame.

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  On appuie sur Play, les sonorités fantomatiques et le plancher qui grince nous emportent tout de suite dans un univers hallowenesque alors que la voix de notre guide se fait entendre. On va s’agripper à sa voix comme si on tenait le bras de celui qui nous entraîne dans l’obscurité, lui seul a une lampe-torche et sait où nous allons. Tantôt guide rassurant qui nous emmènera en sécurité de l’autre côté du tunnel, tantôt conteur de petits détails sordides que finalement on aurait pas aimé connaître, il réussit à te plonger dans un lieu, une période, une vie (ou une mort) qui ne t’appartiennent pas.

  Ses histoires sont, dans la plupart des cas, basées sur des faits réels mystérieux qu’il  décortique dans leur totalité. Il évoque le fait en lui-même, comment on en a parlé, ce que les journaux en ont dit, comment les témoins racontent les scènes, mais aussi en quoi au plus profond de l’être humain il peut y avoir une résonance aux mythes et légendes, ainsi il explore les traumatismes et réactions typiquement humaines (comme s’imaginer le spectre d’un être aimé après sa perte car on le souhaite encore vivant). C’est bien là tout le génie de ce podcast qui ne nous fait pas seulement frissonner mais qui nous fait aussi réfléchir tant sur les traditions (lore en anglais d’où le terme folklore) de notre société que sur la mécanique psychique de l’être humain. Finalement on est content de s’être amusé un peu à s’imaginer des histoires de loups-garous mais on a aussi l’impression d’en sortir un peu moins con.

  Voilà pour mes petits frissons d’Halloween histoire de se mettre un peu dans l’ambiance de la Toussaint, du froid qui commence à se pointer et du brouillard matinal. Si j’ai pu te faire découvrir des choses ça fait plaisir si non dis moi ce que tu penses de Penny Dreadfulet de Lore (les autres références auxquelles ça a pu te faire penser, si ça te plaît, si tu connais d’autres séries ou podcasts dans la même veine…).

Sur ce Happy Halloween mes petits chats ; )

sleepy hollow

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